Dpee rss http://www.icrei.org//rss.php Droits de Propriete Economie et Environnement fr 2014-04-17T08:44:21+01:00 DPEE Droits de Propriete Economie et Environnement http://www.icrei.org/event_6_.html http://www.icrei.org/event_6_.html "Le mystère du capital" d'Hernando De Soto sous le feu de la critique http://www.icrei.org/event_197_.html Le 12 avril 2014 - Cet ouvrage publié en anglais en 2000 et traduit en 2002 (Flammarion) a connu un succès remarquable au niveau mondial  et a inspiré des efforts pour introduire les droits de propriété au service du développement économique et à la lutte contre la pauvreté. L'article de Paul van der Molen fait le point sur les critiques dont cet ouvrage a fait l'objet, essentiellement  de la part des universitaire. Pour autant il apparait que les solutions proposées par De Soto sont valables sous réserve que les gouvernements les insèrent dans une politique globale de développement et de bonne gouvernance. Les droits de propriété formels ou informels ne sont pas la potion magique mais sans eux rien n'est possible. Ceci est aussi le cas pour la protection des ressources environnementales. Max Falque http://www.icrei.org/event_197_.html http://www.icrei.org/event_18_.html http://www.icrei.org/event_18_.html Le réchauffement climatique présente-t-il des avantages? http://www.icrei.org/event_196_.html Le 19 mars 2014 - Sous le titre "The Growing Benefits of a Warmer World", Sterling Burnett constate que le changement climatique, au cas où il se pousuivrait peut avoir des avantages en termes économiques et de santé publique notamment par l'extension des surfaces agricoles et de sa productivité. Cette position apparemment paradoxale rejoint les constatations de l'historien Leroy-Ladurie. Lutter à tout prix contre le changement climatique est-il  raisonnable ? La question mérite d'être posée! Max Falque http://www.icrei.org/event_196_.html Gaz de schiste aux États Unis: trois raisons de se réjouir http://www.icrei.org/event_195_.html Le 15 mars 2014 - Dans son article du 5 mars Gary Libecap de PERC « Three cheers for Fracking » fait le point sur la position des Etats Unis. Au moment où la France s'inquiète et refuse non seulement l'exploitation mais aussi l'exploration du gaz de schiste il est intéressant de savoir pourquoi les Américains ont accepté cette technique et ont de bonnes raisons de s'en féliciter: - Tout d'abord pour la première fois depuis 1940 les Etats Unis sont devenus les plus gros producteurs d'hydrocarbures, dépassant l'Arabie Saoudite et la Russie, partenaires peu coopératifs.… - Ensuite ils sont sur le point de devenir exportateur de gaz, relocalisent leurs industries lourdes grosses consommatrices d’énergie, améliorent leur balance du commerce extérieur. La croissance économique gagne un point et le chômage recule. - Enfin ils diminuent leurs émissions de gaz à effet de serre dans la mesure où le gaz naturel est deux fois moins polluant que le charbon. Si l’opinion américaine accepte l’exploitation des gaz de schistes c’est notamment en raison du régime de la propriété privée du sous-sol qui permet aux ayant droits de participer aux bénéfices et facilite les actions en justice en cas de nuisances. Pour autant dans la mesure ou l’Etat Fédéral possède plus du tiers du territoire, ces espaces ne pourront être vraiment utilisés que sous réserve d’une modification législative à laquelle s’opposent des groupes « verts » Max Falque http://www.icrei.org/event_195_.html Gérer les forêts et Parc Nationaux américains dans un contexte de crise budgétaire du gouvernement fédéral http://www.icrei.org/event_194_.html Le 4 mars 2014 -Dans deux études John Baden et Randall O'Toole constatent que la réduction drastique des budgets menace la gestion de plus de 30% du territoire des États Unis. Ils proposent de substituer à une gestion politique et bureaucratique calamiteuse la mise en place de "Fiduciary Trust", une institution de la Common Law qui a fait ses preuves depuis quatre siècles. En un sens, il s'agit d'étendre et systématiser au domaine public la pratique des quelques 2000 "Land Trusts" associatifs. Le National Trust for England and Wales apparait comme une institution mieux adaptée au contexte européen où la propriété publique est beaucoup moins importante. Max Falque http://www.icrei.org/event_194_.html Pour sauver les océans...comment échapper à la Tragédie du libre accès ? http://www.icrei.org/event_193_.html Le 23 février 2013 - Sous le titre "New management is needed for the planet's most important common resource" The Economist fait référence à Garrett Hardin pour mettre en évidence que la haute mer (au dela de la ZEE des 200 miles) est le plus grand espace en libre accès (Commons) de la planète et qu'à ce titre il est en voie de détérioration. Trois mesures à prendre :- supprimer les quelques $ 35 milliards de subventions à la pêche, - rendre obligatoire le registre mondial des navires de pêche, - multiplier les réserves marines au delà des ZEE nationales.La multiplication des administrations spécialisées pour la gestion de ressource spécifiques aboutit en fait à ce que personne ne se soucie des océans dans leur ensemble. Le Traité de la mer, laborieusement négocié dans les années 1970, doit être renforcé pour prendre en compte les risques, nottamment l'acidification et la pollution. Une Organisation Mondiale de la Mer doit être mise en place sous l'autorité des Nations Unies. En définitive si le concept de cadastre marin peut contribuer à gérer les conflits des zones submergées littorales une grande politique publique mondiale s'impose pour gérer la haute mer. http://www.icrei.org/event_193_.html Philosophie verte: comment penser sérieusement l’avenir de la planète http://www.icrei.org/event_192_.html Le 12 février 2014 - Rares sont les philosophes dignes de ce nom qui se sont penchés sur les problèmes environnementaux. En France Luc Ferry a ouvert la voie en soulevant la colère des militants l’écologie politique tandis qu’à l’opposé Michel Serre se noyait dans une critique confuse de la propriété. Nous disposons désormais d’un maitre ouvrage (457 p.) d’un des plus grand philosophe contemporain du monde anglo-saxon Roger Scruton, dont l’œuvre mériterait sa traduction en français. Le message central de “Green Philosophy, how to think seriously about the planet” est que les thèmes environnementaux ont été pris en otage par la gauche politique mais qu’en fait les concepts de droite sont incomparablement plus à même de résoudre les problèmes: les droits de propriété, l’échange marchand la responsabilité individuelle , la décentralisation et l’amour du son territoires sont des valeurs bien plus efficace que le socialisme et sa confiance naïve dans l’action brouillonne des pouvoirs publics. Cet ouvrage renverse la charge de la preuve et nourrira la réflexion de ceux qui de plus en plus nombreux pensent que les politiques environnementales actuelles combinent inefficacité, gaspillage de ressources économiques et atteintes à la liberté et la responsabilité. Une feuille de route précieuse, magnifiquement rédigée à lire par tous ceux qui cherchent à échapper au politiquement correct écolo! Max Falque http://www.icrei.org/event_192_.html “L’eau entre règlementation et marché”, sous la direction de Max Falque http://www.icrei.org/event_191_.html Le 29 janvier 2014 - L’Agence de l’eau RMC et l’ICREI viennent de publier un nouvel ouvrage réunissant les contributions de 16 auteurs français et étrangers discutant les possibilités d’utiliser les droits de propriété et le marché pour la gestion qualitative et quantitative des ressources en eau. Cet ouvrage de 312 p. est préfacé par P. F. Ténière-Buchot, ancien gouverneur du Conseil Mondial de l’Eau et postfacé par M. Guespereau, directeur général de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. http://www.icrei.org/event_191_.html Inondation : la faute à la politique, pas au climat ! http://www.icrei.org/event_190_.html Le 22 janvier 2014 - Alors que les inondations font à nouveau la une de l'actualité, beaucoup trouvent dans les "dérèglements climatiques" le coupable tout trouvé. En réalité c'est bien plus l'assurance des constructions en zones inondables qui est la cause de ces catastrophes, comme le montre Max Falque dans deux articles : Xynthia, une catastrophe plus politique que naturelle  et Inondations : des bonnes intentions aux effets pervers. http://www.icrei.org/event_190_.html Harmoniser la liberté, l’écologie et la prospérité en 2014 http://www.icrei.org/event_189_.html Le 16 janvier 2014 - John Baden est un des pionniers de l’écologie libérale (Free Market Environmentalism) au même titre que Richard Stroup, Terry Anderson, Fred Smith, R.J. Smith... Fondateur et directeur de de la Foundation for Research on Economic s and Environment-FREE  il a su conjuguer réflexion (se référant également à G. Hardin et E. Ostrom) et diffusion des idées. Dans le court texte ci-joint en guise de programme pour 2014 il rappelle notre première rencontre en 1985 et le rôle qu’il a joué dans la création de l’ICREI, sa participation à deux de nos neufs conférences internationales à Aix et l’importance et la difficulté de faire passer des idées par le canal de l’écriture face à la concurrence des média électroniques. Il ouvre la voie à une gestion entrepreneuriale des espaces naturels dont le fameux Yellowstone National Park. Il est certain que sans des personnalités comme John Baden la protection et la gestion de l’environnement  aux Etats Unis serait réduite à l’Ecologie Politique  sectaire et au tout règlementaire (Command and Control). Max Falque http://www.icrei.org/event_189_.html Le gaz de schiste aux Etats Unis.....une nouvelle ruée vers l’or ? http://www.icrei.org/event_188_.html Le 4 janvier 2013 - The Economist du 21 décembre 2013 publie un excellent et long article comparant comparant la ruée vers l’or des années 1850 en Californie à celle actuelle concernant le gaz de schiste en Dakota du Nord. Les conséquences sociales et économiques sont comparables. On notera que les populations locales sont favorables à l’exploitation dans la mesure où elles bénéficient directement et indirectement des retombées économiques qui participeront au développement durable à long terme. .... comme cela fut le cas pour la Silicon Valley. “ Le boom de la fracturation est sur le point de transformer l’Amérique en le plus grand producteur de pétrole et de gaz, dépassant la Russie et l’Arabie Saoudite .... en 2020 il participera à 4% du PNB et aura créé 1,7 millions emplois, beaucoup plus que ce que pourrait fournir l’industrie automobile”... http://www.icrei.org/event_188_.html Max Falque sur l'écologie de marché http://www.icrei.org/event_187_.html Le 26 décembre 2013 - Max Falque a participé à l'émission le Libre Journal d'Henry de Lesquen sur les ondes parisiennes de Radio Courtoisie pour y défendre une vision propriétariste de l'écologie. http://www.icrei.org/event_187_.html “Ecologie et immigration: même rhétorique ?” http://www.icrei.org/event_186_.html Le 23 décembre 2013 - L’Institut Turgot vient de publier un point de vue de Max Falque faisant référence à l’extension du concept de la tragédie du libre accès à la maitrise de l’immigration. En effet Garrett  Hardin pense que les pays développés ont une capacité d’accueil limité et que le libre accès abouti inévitablement à la ruine. Ce point de vue a été d’ailleurs exprimé par Michel Rocard qui, Premier Ministre, déclarait en 1989  “Nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde” http://www.icrei.org/event_186_.html Bonne année 2014 http://www.icrei.org/event_185_.html Le président Stoffaès et les responsables de notre think tank vous présentent leurs meilleurs vœux pour la nouvelle année. Plus que jamais il est urgent de proposer des alternatives au « tout règlementaire environnemental » qui s’avère coûteux, inefficace et liberticide. La tâche est d’autant plus difficile que tous les partis politiques partagent la même vision comme en témoigne l’unanimisme naïf du « Grenelle de l’Environnement ». Le vent tourne: ainsi de plus en plus au niveau mondial on met en place des mécanismes de Paiements pour Services Environnementaux (PSE) concernant l’agriculture, l’eau, les forêts, la biodiversité... ou encore l'élevage des espèces menacées et la création de marchés correspondant. Nous avons en janvier 2013 publié le rapport sur le « Cadastre marin » et participé au lancement des deux études de cas (Littoral marseillais et languedocien) engagées par l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse et l’Ordre des géomètres.Le 17 avril 2013 en collaboration avec European Landowners Organisation et la Société des Agriculteurs de France nous avons organisé à Paris le Forum « Marché et droits de propriété : comment concilier gestion environnementale, croissance économique et nouvelle gouvernance » Parmi les quelques 25 intervenants citons nos amis familiers des Conférence Internationale d’Aix en Provence : Alain Madelin, Christian Stoffaès, Remy Prud’homme, Vincent Renard, Bernard Peignot, Guillaume Sainteny, Thierry de l’Escaille, Jean-Philippe Feldman, François Facchini, Jean-Pierre Chamoux, Emmanuel Martin, Fredrik Segerfeldt, ainsi que Philippe Germa, récemment nommé directeur du WWF-France.Bien entendu le cadre prestigieux de l’Hôtel de Guénégaud, et la réception organisée par Yves d’Hérouville de la Fondation François Sommer pour la Chasse et la Nature ont contribué au succès de cette réunion. L’ouvrage « L’eau : entre réglementation et Marché » réalisé sous la direction de Max Falque à la demande de l’Agence de l’Eau RMC sera publié en janvier aux Editions Johanet.Enfin, bonne nouvelle, les actes de notre Conférence Internationale 2012 « Agriculture et Forêt » seront publiés chez Bruylant en mars prochain, ELO finançant la participation exigée par l’éditeur. Ce neuvième ouvrage constituera la fin d’un cycle engagé en 1996.Pour l’année 2014 nous n’envisageons pas de Conférence Internationale compte tenu des difficultés financières. Nous nous efforcerons de poursuivre la mise en ligne d’informations et la refonte de www.icrei.org.Max Falque Délégué Général http://www.icrei.org/event_185_.html Faut-il brûler les stocks d'ivoire pour sauver les éléphants ? http://www.icrei.org/event_184_.html Le 14 décembre 2013 - Au sommet Afrique-France de l’Élysée, François Hollande a promis la destruction des stocks d’ivoire et l’augmentation des amendes en cas de commerce illégal. Cette approche prohibitionniste et répressive est-elle vraiment la solution pour sauver les éléphants ? Que ce soit en Afrique ou ailleurs dans le monde, certaines espèces sont victimes de braconnages qui mettent péril leur survie. Pour les protéger, certaines recettes traditionnelles déjà utilisées par le passé, sont sans cesse remises à l’ordre du jour : Condamnation du braconnage ; Interdiction de commercer les produits issus de ces etc. La table ronde, organisée en marge du sommet sur la paix et la sécurité de l’Elysée, a été une fois de plus l’occasion de mettre au goût du jour ces thérapeutiques. C’est ainsi que, la France suivant l’exemple des Etats-Unis ou du Gabon, dans le désir d’aider à la préservation des éléphants, a annoncé opter dorénavant pour la destruction de l’ivoire saisi et à la multiplication des amendes. Peut-on réellement protéger les espècesmenacées, en l’occurrence ici les éléphants, par de telles solutions ?Jusqu’ici la préservation des espèces animales menacées a toujours été recherchée par l’approche réglementaire répressive. Les mesures envisagées par la France, qui incluent aussi la proposition de l’élargissement au trafic des espèces menacées les missionsde l'Office des nations unies chargé de la lutte contre le trafic de drogue et le crime, sont à situer  dans le cadre de cette approche utilisée intensivement depuis la Convention de 1989 sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction.Or, il se trouve que celle-ci ne saurait permettre une préservation efficace des espèces menacées. En effet, d’une part, cette approche tend à agir principalement sur l’offre. On cherche ici, en ce qui concerne l’ivoire, à réduire l’offre, en supposant par l’absurde que, celle-ci pourrait diminuer l’envie de se procurer de l’ivoire. Réfléchir de cette façon parait, à plusieurs points, incongru. Par exemple, dans un Extrême-Orient (Chine, Malaisie notamment) en plein essor économique, l’ivoire est toujours plus prisé pour des finalités religieuses et décoratives. Résultat: la rareté induite par la réduction de l’offre conduit à l’augmentation des prix. Cette dernière constitue une incitation supplémentaire au braconnage, qui devient une activité toujours plus lucrative. D’ailleurs, l’augmentation des prix de l’ivoire peut conduire des groupes armés à considérer ce bien comme une ressource importante de l’économie de guerre. C’est ce que laissent penser les massacres d’éléphants perpétrés par les milices Janjawids du soudan au Cameroun en Janvier 2012.Par ailleurs, l’approche réglementaire répressive délaisse très souvent certains facteurs mettant en péril certaines espèces animales. Il s’agit entre autres, de la question de l’habitat de ces espèces, qui est continuellement mis en péril par les activités de l’homme, et de la question, importante dans ce contexte, de la non désirabilité de ces espèces, qui représenteraient souvent des menaces pour l’homme. Pour le premier point, un rapport rédigé par quatre organisations internationales remarque ainsi que la perte de l’habitat, (urbanisation croissante, déforestation etc.) menace la survie des éléphants autant que le braconnage sur le continent.Pour le second point, il y a lieu de noter  que, des espèces comme les éléphants dont les besoins écologiques en espaces et ressources naturelles restent importants, sont souvent considérées comme dangereux. Au Botswana par exemple où les limites entre brousse sauvage et zones agricoles sont très peu tenues, il est fréquent que les individus et les éléphants rentrent en compétition pour les ressources de survie. Résultat : cultures saccagées ; pertes en vie humaine. Considérés comme une menace, les éléphants sont ainsi l’objet des mécontentements des paysans, qui n’ont ici, aucune incitation à préserver ces animaux.L’appropriation légale de la ressource par les hommes donnerait au contraire aux hommes une incitation claire à la gérer de manière patrimoniale.Même les rares exemples de la mise en œuvre de cette approche « propriétariste » pour la préservation des espèces menacées, laissent entrevoir que cette approche peut jouer un rôle capital dans la gestion et la préservation des animaux. Donner des droits de propriété sur les espèces menacées responsabilise les propriétaires qui doivent préserver leurs biens et faire fructifier leur valeur. Les éléphants sont en effet prisés non seulement pour leur ivoire, à leur mort, mais aussi comme attraction majeure lors de safaris tout au long de leur vie. Dans la mesure où les co-propriétaires peuvent tirer des profits matériels ou immatériels de leurs biens, cette approche fournit de fortes incitations « de long terme » à la préservation des espèces menacées.Au Zimbabwe la mise en œuvre de cette approche en 1975 a donné des résultats intéressants. L’octroi des droits de propriété communautaires sur les espèces animales en péril a permis l’éclosion de zones protégées privées permettant à des espèces tels le rhinocéros noir de foisonner à nouveau. Avec ce concept du « Campfire » (qui signifie Community Areas Management Programme for Indigenous Resources),  les  tribus locales deviennent propriétaires des éléphants et peuvent exploiter ces derniers comme en Thaïlande.Non seulement ce concept a-t-il réduit les perceptions négatives des habitants sur les éléphants mais, en permettant aux populations de profiter des retombées matérielles de la mise en valeur de leurs biens, il a résolu les conflits d’usage entre agriculture et habitat des espèces. Cette approche propriétariste a donné aux tribus locales l’opportunité de se sentir concernées dans la lutte pour la préservation des espèces menacées : en 2003 le nombre d’éléphants avait doublé par rapport à 1990 dans les zones communautaires gérées ainsi (où la population humaine avait elle aussi doublé).L’approche prohibitionniste et répressive, en augmentant considérablement la rareté et donc les prix au marché noir, génère une prime de risque faramineuse qui incite à un braconnage toujours plus violent. L’approche propriétariste tente au contraire de réconcilier les intérêts des animaux, des habitants et des consommateurs de ressources.Sali Bouba Oumarou est analyste sur www.LibreAfrique.org. http://www.icrei.org/event_184_.html “Est-ce que la destruction des stocks d’ivoire sauve véritablement les éléphants?” http://www.icrei.org/event_183_.html Le 11 nov. 2013 - Le Property and Environment Research Center (PERC) s’interroge à nouveau sur les effets pervers d’une politique nourrie de bonnes intentions qui depuis 1989 consiste à diminuer l’offre sans diminuer la demande.La solution est d’alimenter le marché par l’ivoire recueilli suite à la mortalité naturelle des éléphants et/ou d’associer les populations locales aux bénéfices des permis de tirs lorsque les dégats aux cultures menace l’agriculture.PERC publie depuis longtemps sur le sujet, montrant par exemple pourquoi l'interdiction du commerce de l'ivoire était un échec. http://www.icrei.org/event_183_.html La propriété privée est-elle un droit de l’homme ? http://www.icrei.org/event_182_.html Le 28 octobre 2013 -  C’est à cette question fondamentale que répond Harvey Jacobs à partir de la doctrine et de la jurisprudence américaine mais aussi des textes des Nations Unies. Contrairement aux idées reçues les Etats Unis n’est pas le pays de la propriété privée absolue mais celui d’une série d’accommodements pragmatiques en fonction des circonstances. La réflexion sur le rôle de la propriété privée comme garant de la liberté et de la prospérité a été renouvelé par la chute du mur de Berlin mais sa mise en œuvre s’est avérée difficile et parfois décevante. Ce texte est important car il aborde entre autre une question tabou en France: l’expropriation règlementaire, traduction du terme '”taking”, à savoir dans quelle mesure une règlementation entrainant une diminution très importante de sa valeur d’usage doit ouvrir droit à une indemnisation. Harvey Jacobs compte parmi les meilleurs spécialistes américains au même titre que Richard Epstein, Daniel Cole, Bruce Yandle , Karol Boudreaux, Daniel Bromley... Il a participé à plusieurs reprises aux Conférences Internationales “Droits de propriété, économie et environnement” organisées à Aix en Provence par l’ICREI. “Etudes Foncières” a de longue date ouvert ses colonnes au dialogue Franco-américain. En définitive il apparait qu’en France comme aux Etats Unis on observe une grande ambigüité entre les notions abstraites et leur mise en œuvre. http://www.icrei.org/event_182_.html État de droit : une vidéo (en anglais) à ne pas rater http://www.icrei.org/event_181_.html Le 18 octobre 2013 - Dans cette vidéo de 19 minutes le parlementaire européen britannique Daniel Hannan nous rappelle le miracle trop oublié de la Magna Carta. Le lien avec les droits de propriété et DONC l'environnement est on ne peut plus évident. http://www.icrei.org/event_181_.html Les réductions budgétaires sont-elles néfastes pour l’environnement ? http://www.icrei.org/event_180_.html Le 8 octobre 2013 - Aux Etats Unis, comme en France les “coupes budgétaires” sont inévitables et les politiques environnementales ne sont pas épargnées. Or, il apparait que le budget de l’Environmental Protection Agency (EPA) n’a pas augmenté depuis 1982 tandis que la qualité de l’air était considérablement améliorée. Ceci démontre qu’il n’y a pas de relation entre les deux phénomènes et qu’il est un des nombreux exemples où les coupes budgétaires peuvent réduire la dépense publique et la bureaucratie sans diminuer la qualité de l’environnement On peut même se demander si une baisse du budget du Ministère de l’environnement n’entrainerait pas une meilleure protection des ressources ! ? http://www.icrei.org/event_180_.html Protéger la biodiversité : un nouveau dossier par « The Economist » http://www.icrei.org/event_179_.html Le 22 septembre 2013 - Ce thème, que nous avons largement abordé dans notre conférence internationale « droits propriété économie et environnement » (Aix-en-Provence 2010) (1) fait l’objet d’un cahier spécial de The Economist du 14 septembre. Le titre conforte notre position à savoir que « plus de croissance, et non moins, est le meilleur espoir pour éviter la sixième grande extinction ». L’article précise que les cinq précédentes extinctions ont été provoquées par des événements géologiques mais que depuis que l’homme a inventé la flèche et le feu on a pu constater la disparition de très nombreuses espèces. La technologie a permis à l’homme de tuer des animaux et abattre des forêts pour produire suffisamment de nourriture afin de nourrir ses 7 milliards d’habitants. On estime qu’au cours des siècles derniers l’homme et sa technologie a détruit la biodiversité à un rythme 100 fois supérieur à celui de l’ordre naturel. Pour autant lorsque les hommes disposent d’un certain niveau de vie d’autres espèces commencent à en bénéficier. Ceci provient du fait que au fur et à mesure que l’homme s’enrichit (2) les sociétés commencent à s’intéresser à d’autres valeurs, que des groupes commencent à faire pression sur les pouvoirs publics et que les gouvernements édictent des lois pour contraindre les industriels à ménager l’environnement. La croissance a aussi des effets bénéfiques directs pour la biodiversité. Les individus nettoient leur environnement permettant à d’autres espèces de prospérer : en construisant des usines d’épuration par exemple et en interdisant aux usines de déverser leur pollution dans les rivières. La prospérité et la paix agissent ensemble et les pays les plus riches disposent généralement d’une meilleure gouvernance. L’expérience prouve que la protection de la biodiversité implique l’existence d’un État de droit efficace D’une façon générale, notamment dans les pays développés on assiste à une amélioration de la biodiversité ainsi que l’atteste le Living Planet Index (3) qui procède à la compilation de très nombreux indicateurs de la biodiversité. Ceci n’est pas dû au fait que les pays riches exportent leur croissance vers les pays en voie de développement. Il suffit pour cela de regarder le sort des forêts dans la péninsule coréenne : en Corée du Sud, une des économies connaissant une des plus fortes croissance au monde, le couvert forestier reste stable alors qu’en Corée du Nord un tiers de la superficie forestière a été détruit au cours des 20 dernières années… Or aucun pays développé n’a exporté sa croissance en Corée du Nord ! Pour autant le problème n’est pas résolu et de nombreuses espèces sont en voie d’extinction et leur survie dépend de deux facteurs : le changement climatique et la pression sur l’espace et notamment la protection des habitats naturels. L’humanité cultive déjà environ 40 % de la surface de la terre et la demande pour l’alimentation devrait doubler d’ici 2050. Pour y faire face il sera difficile d’éviter le recours aux organismes génétiquement modifiés (OGM)) et aux pesticides. Les mouvements écologistes s’opposent souvent à la croissance et sont parvenus à interdire en Europe la culture des OGM et sont parvenus à exporter leurs préjugés en Asie et en Afrique au détriment de la protection de la biodiversité. Si les gouvernements dans les pays développés sont parvenus à améliorer la biodiversité, il le doive largement aux institutions qu’ils ont su inventer et protéger depuis plusieurs siècles à savoir les droits propriétés et le marché sans lesquels n’existent ni liberté ni croissance économique. Max Falque (1)  Actes publiés chez Bruylant (2012) sous la direction de Max Falque et Henri Lamotte.(2) L’article fait explicitement référence à la courbe environnementale de Kuznetz.(3) Etabli conjointement par le WWF et la Zoological Society of London http://www.icrei.org/event_179_.html