Conférence ICID


Max Falque a été invité à intervenir à la Conférence internationale sur le climat, la durabilité et le développement durable dans les régions semi-aride qui s’est tenue à Forteleza au Brésil du 16 au 21 août 2010.


« Organisée autour de quatre thèmes, la 2ème Conférence internationale produira, consolidera et synthétisera le savoir sur le changement climatique, vulnérabilité, impacts, stratégies d´adaptation des sociétés et développement durable dans les zones arides et semi-arides. Ce savoir donnera lieu à des recommandations pour l´élaboration de politiques publiques efficaces et à la planification d'agendas pour la recherche orientée vers l´appui à l´amélioration de la construction et mise en œuvre des politiques publiques. Près de 2.000 participants venus de plus de 50 pays ayant des zones arides ou semi-arides, des institutions internationales, des universités et des centres de recherche du monde entier, sont attendus à Fortaleza (Ceará, Brésil) du 16 au 20 août 2010. La conférence ICID 2010 réunira ainsi des décideurs de politiques publiques, scientifiques et représentants de la société civile pour promouvoir le développement sûr et durable dans les zones semi-arides du monde »


Les débats de qualité inégale ainsi que la déclaration finale n’ont pas échappé à la langue de bois onusienne à savoir la constante référence au développement durable et à la lutte contre le réchauffement climatique comme solutions à la crise des zones semi arides. Aucune référence au rôle central des droits de propriété formels ou coutumiers comme préalable au développement économique ni aux travaux d’Hernando De Soto et d’Elinor Ostrom. On aurait aimé aussi une référence à Garrett Hardin qui dès 1977 observant une image satellite confirmait le rôle central de la suppression du libre accès comme le facteur central de la lutte contre la désertification.




« Drought has clearly been the precipitating cause of the ecological
breakdown in the Sahel, but attempts to blame the desiccation of the
land wholly on the dry weather, or a supposed southward movement of the
Sahara desert, do not quite hold water. A global weather change may
indeed have squeezed the Sahel's usual rain belts southward, as
climatologists such as H. H. Lamb argue, or, as others believe, the
drought may be no more than an extreme expression of the Sahel's
notoriously variable climate. The Sahara desert may indeed appear to be
advancing downward into the Sahel-at the rate of 30 miles a year,
according to a widely quoted estimate (which works out at 18 feet per
hour). But the primary cause of the desertification is man. and the
desert in the Sahel is not so much a natural expansion of the Sahara but
is being formed in situ under the impact of human activity. "The
desertification is man caused, exacerbated by many years of lower
rainfall," says Edward C. Fei, head of AID's Special Task Force on
Sahelian Planning. According to the French hydrologist Marcel Roche,
"The phenomenon of desertification, if it exists at all, is perhaps due
to the process of human and animal occupation, certainly not to climatic
changes.Perhaps the most graphic proof of man's part in the
desertification of the Sahel has come from a curiously shaped green
pentagon discovered in a NASA satellite photograph by Norman H. MacLeod,
an ergonomist in American University, Washington, D.C. MacLeod found on
a visit to the site of the pentagon that the difference between it and
the surrounding desert was nothing more than a barbed wire fence. Within
was a 250,000-acre ranch, divided into five sectors with the cattle
allowed to graze one sector a year. Although the ranch was started only 5
years ago, at the same time as the drought began, the simple protection
afforded the land was enough to make the difference between pasture and
desert”.


Or comme depuis 1977 les multiples conférences internationales sur la lutte contre la désertification n’ont pas vraiment amélioré la situation on peut se demander si l’affirmation du réchauffement climatique n’est pas utilisée comme alibi à l’échec. En effet comme la maîtrise du phénomène semble pour le moins incertaine il est commode de lui en imputer la responsabilité plutôt que d’imaginer des droits de propriété bien entendu sous des formes très diverses adaptées aux conditions locales.
Dans la mesure où les conclusions doivent être présentées à la Conférence de Rio en 2012, il est regrettable que n’ait pas été mis en avant le rôle des changements institutionnels, quitte à mécontenter tous ceux qui profitent voire abusent du statu quo. En effet il serait intéressant de rechercher la corrélation entre absence de droits de propriété, pauvreté, désertification et dictature… et de proposer les réformes correspondantes.


Pour une claire analyse du problème voir "Desertification of the Sahel, exploring the role of property rights" in PERC Reports, juin 2004 www.perc.org








 
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