Conférence 2010
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Heureuse coïncidence avec l'actualité politique : cet ouvrage de Jean-Philippe Feldman (JC Lattès, 236 p., collection dirigée par Mathieu Laine « Idées fausses/vraies réponses ») vient à point nommé. En effet il aurait pu s'intituler « L'écologisme politique menace-il l'humanité ». Délaissant la langue de bois l'auteur affirme "L'idée qu'on oublie : l'écologisme est une terre d'asile pour les nostalgiques du marxisme...

A la suite de la faillite du marxisme à la fin du XXème siècle -non seulement sur le plan économique, mais en termes philosophiques et moraux- ses zélotes se sont recyclés sur les terres accueillantes d'une écologie mal comprise... Les solutions prônées par ses adeptes démontrent une haine solidement arrimée des principes libéraux et le plus souvent une totale incompréhension de ces derniers. Dans les cas les plus extrêmes les écologistes en viennent même à sombrer fréquemment, sans s'en rendre compte, dans le totalitarisme soft"


J.-P. Feldman dénonce la naïveté (la gobe-moucherie aurait dit Bastiat souvent cité !) sinon la lâcheté intellectuelle des responsables français de tous bords coupables de préparer la faillite économique et:la dictature douce décrite par Tocqueville.

Démontrer que l’écologisme militant a participé à la crise alimentaire n’est certes ni facile ni politiquement correct mais la conclusion de l’ouvrage est sans appel « L’écologie politique est un non-sens. L’urgence est de dépolitiser l’écologie, tant dans l’hexagone qu’au plan européen et mondial et de lui substituer la seule écologie qui vaille : l’écologie de marché ». Précisons que Jean-Philippe Feldman professeur de droit, avocat à la Cour de Paris, est membre du Conseil Scientifique de l’ICREI.

Max Falque
 
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