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Vème Conférence Internationale
23-25 Juin 2004
AIX-EN-PROVENCE, France
DROITS DE PROPRIETE,
ECONOMIE ET ENVIRONNEMENT
LES DÉCHETS

Conférence organisée par :
International Center for Research on
Environmental Issues (ICREI)
Centre d'Analyse Economique Environnement
(CAEE) www.environnement-propriete.org UNIVERSITE D'AIX MARSEILLE
Thème général
A l'instar des conférences précédentes
(1996, 1998 2000 et 2002), nous nous sommes proposé de présenter et d'évaluer les analyses théoriques et les
expériences concrètes pour lesquelles les droits de propriété ou d'usage ainsi
que les instruments économiques pouvaient jouer un rôle positif en matière de
gestion durable des ressources environnementales. La Vème Conférence a été
consacrée aux déchets. Les déchets posent aujourd'hui un des problèmes
environnementaux redoutables qui à la différence d'autres domaines ne sont pas en
voie de solution. Tout se passe comme si le recours aux solutions techniques
cherchant à résoudre les effets masquait la recherche relative aux causes. La
multiplication des réglementations publiques aboutit trop souvent à aggraver les
problèmes et les coûts ainsi qu'en témoignent les expériences françaises et
étrangères. Face à la marée montante des déchets, les solutions réglementaires
sont nécessaires mais insuffisantes. Il importe aujourd'hui, comme pour les
autres ressources environnementales, de considérer les instruments économiques
et institutions juridiques permettant d'échapper à la "Tragedy of the
Commons". La conférence s'est donc attachée à analyser à partir de considérations théoriques
mais aussi des expériences réussies, quels pouvaient être les outils et les
institutions pour une gestion durable des déchets au 21ème siècle. La démarche
sera à la fois limitée, pragmatique et prospective dans la mesure où les acteurs
de base (associations, élus locaux, opérateurs…) étaient présents et actifs au
même titre que les décideurs publics (élus locaux et fonctionnaires).

Les
Actes de la Conférence Parution en décembre 2005 et disponible en librairie - Edition
Bruylant
Table
des matières
|
pages |
| Auteurs . . . . . .
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v |
| Présentation . . .
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vii |
| Remerciements . . .
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ix |
| Comite De Parrainage
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xi |
| Introduction générale, par Max
Falque, Délégué Général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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xiii |
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PARTIE 1.
Droit et réglementation
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| Présentation, par
Max Falque. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . |
3 |
| Protection des droits
de propriété et réparation des dommages directs et indirects
liés à l’élimination des déchets : la «mise en jeu» de la
responsabilité, par Philippe Billet, Université Paul
Verlaine (Metz). . . . . . . . . |
9 |
| Les déchets et la faune
sauvage, par Annie Charlez, Office National de la Chasse et
de la Faune sauvage . . . . |
27 |
| Déchets agricoles et
droits de propriété en Europe, par Thierry de L’Escaille, et
Marie-Alice Budniok, European Landowners’Association . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
35 |
| Déchets nucleaires,
assurance et responsabilité civile, par Karine Fiore, Centre
d’Analyse Economique, Université d’Aix-Marseille . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
53 |
| Perspectives du droit
et de la réglementation en matière de déchets pour l'Europe
élargie, par Ludwig Krämer, Direction Générale Environnement
Commission Européenne. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . |
73 |
| Gestion des déchets
radioactifs en France : propriété et responsabilité, par
Marc Léger, et Didier Pezennec, Direction juridique et du
contentieux Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . |
101 |
| Propriété et technique
contractuelle au service de la gestion des déchets, par
Marie- Pierre Lavoillotte, Université de Bourgogne . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
111 |
| Droit, marchés et
déchets, par Julian Morris, International Policy Network
(Londres) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
123 |
| Épandage des boues en
agriculture et responsabilité des propriétaires, par Bernard
Peignot, Avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de Cassation et
Jean-Baptiste Millard, Avocat . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . |
131 |
|
PARTIE 2.
Économie
|
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| Présentation, par
Henri Lamotte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . |
153 |
| Analyse économique des
déchets, par Nils Axel Braathen et Kenneth G. Ruffing, OCDE
. . . . . . . . . . . . . . . . . |
161 |
| Déchets ménagers en
France financement du service et recyclage : exemples de travaux
d’évaluation économiques utiles à la décision publique, par
Patrick Deronzier et Olivier Arnold, Ministère de l’écologie et
du développement durable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . |
175 |
| Réduction à la source
des déchets ménagers et tarification en France, par Matthieu
Glachant, CERNA, Ecole des Mines de Paris . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
187 |
| Gestion optimale des
déchets et validité de la thèse pigouvienne, par Thomas
Kinnaman, Bucknell University |
211 |
| De la taxe à la
redevance : comment financer l’enlèvement des ordures ménagères?,
par Pierre Beltrame, Université Paul Cézanne – Aix-Marseille . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
221 |
| Evaluation économique
de la redevance incitative au tri des déchets : étude dans deux
collectivités françaises, par André Le Bozec, Cemagref
(Rennes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . |
229 |
| Décharges, nuisances et
consentement à payer, par Olivier Arnold, Ministère de
l’écologie et du développement durable . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
247 |
| Quels instruments
économiques pour le financement du recyclage?, par Emmanuel
Beaurepaire, Directeur des Affaires Publiques de Recy’stem-Pro .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
261 |
| Systèmes d’échanges de
droits : applications possibles au récyclage des déchets
d’emballages en Europe, par Gérard Bertolini,
CNRS-Université Claude Bernard – Lyon I . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
277 |
| La monétarisation des
externalités liées aux déchets : des experts aux décideurs,
Thomas Gaudin, ADEME |
303 |
|
PARTIE 3.
Institutions
|
|
| Présentation, par
Jean-François Saglio . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
|
313 |
| Gouvernance
territoriale et maîtrise des déchets, par Rémi Barbier,
CEMAGREF– ENGEES . . . . . . . . . . . |
321 |
| Politique des déchets :
une analyse en termes de choix publics, par Jose Casas-Pardo
et Miguel Puchades-Navarro, Université de Valence (Espagne) . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . |
331 |
| La politique des
déchets aux Etats Unis : risques, recyclage, programme Superfund
et privatisation, par Michael De Alessi, Reason Foundation .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
341 |
| Ordre spontané et
recyclage interindustriel : Un survol historique, par Pierre
Desrochers, University of Toronto . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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351 |
| Mécanismes de marché et
gestion des déchets : le point de vue des ONG, Doreen
Fedrigo, Waste Watch (Londres) . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
377 |
| Les solutions de marché
vues par les politiques, par Dominique Garrigues, Europena
Institute for the Rational Management of the Environment . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
385 |
| Institutions privées et
politiques de gestion des déchets. Entre marché et structures de
gouvernance d’entreprise, par Markus A. Lehmann, Max-Planck
Institute for Research on Collective Goods (Allemagne) . .
|
391 |
| Prospective sur la
gestion des déchets ménagers en France et sur les instruments
économiques au regard du développement durable, par Philippe
Le Lourd, Commissariat général du Plan (France) . . . . . . . .
. . . . . . . |
411 |
| Les principes de la
gestion des déchets en France, par Jacques Pélissard,
Président de l’Association des Maires de France. . . . . . . . .
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. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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425 |
| Les enseignements à
tirer du Duales System allemand 13 ans après sa création,
Joaquim Quoden, Duales System Deutschland . . . . . . . . . . .
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. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
433 |
| Pour une politique des
déchets adaptée au développement durable, par Onyx, division
propreté de Veolia Environnement . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
441 |
| Une décennie de
politique des déchets ménagers en France, par Rémy Risser,
Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
449 |
| Gestion des déchets,
gestion de ressources publiques et le problème du pollueur
payeur, par Audun Sandberg, Bodø University College
(Norvège) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
461 |
|
PARTIE 4.
Etudes de cas et technologie
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| Présentation, par
Max Falque. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . |
479 |
| Déchets et
sous-produits des activités vitivinicoles, par Michel Avon,
HIGH-TECH. Environnement . . . . . . . |
485 |
| Recycler les déchets,
par Daniel K. Benjamin, Clemson University et Property and
Environment Research Center (PERC). . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
491 |
| Incinérateurs et
acceptabilité sociale : la participation du public en question,
Nicolas Buclet, Chercheur au CREIDD Université de Technologie de
Troyes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
509 |
| Déchets de la nature et
déchets de l’homme : une révision des concepts, par Hubert-
Jean Ceccaldi, Decteur d’études (h) à l’École des Hautes Études
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
523 |
| Vers des solutions
durables pour les déchets d’équipements électriques et
électroniques, par Marc Forasetto, Consultant informatique .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
533 |
| Fin de vie dans
l’industrie pétrolière : l’exemple des plates-formes off shore,
par Pascale Kromarek, Direction du Développement Durable et de
l’Environnement deTotal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . |
555 |
| Pesee embarquee et
tarification incitative, par Jérome Largot, PME France . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . |
571 |
| La gestion à long terme
des déchets radioactifs : un réservoir d’expériences, par
Yves Le Bars, Président de l’Agence Nationale pour la Gestion
des Déchets Radioactifs (ANDRA) . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . |
577 |
| Le recyclage est-il une
panacée? par Patrice Miran, Ancien Conseiller Régional
Provence Alpes Côte d’Azur . |
591 |
| Taxation ou redevance :
le point de vue de l’usager sur la facturation des ordures
ménagères, par Alain Padovani, Président du Collectif
Interdépartemental de Défense de l’Usager Citoyen Contribuable.
. . . . . . . . . . |
595 |
| Les déchets en haute
montagne Réglementations, mécanismes de marché, mutualisation,
par Vincent Renard, Laboratoire d’Econométrie de l’Ecole
Polytechnique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . |
603 |
| Le recyclage est-il
nécessairement respectueux de l’environnement? par Joe Sloan,
JM Sloan Company . . . |
613 |
| Rapport général,
par Henri Lamotte, . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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619 |
| Intervenants et
organisateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . |
629 |
| Index Auteurs-Matières.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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637 |
|
IMPRIMÉ EN
BELGIQUE
____________________________________________________________________________________
Etablissements Emile Bruylant, société anonyme, Bruxelles
Prés.-Dir. gén. : Jean Vandeveld, av. W. Churchill, 221, 1180
Bruxelles
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|
"Les Actes De La
Conférence Les Déchets"
dans La lettre mensuelle d'ELO (European
Landowners Organisation)
Constat
Les déchets posent aujourd'hui un des problèmes environnementaux redoutables qui
à la différence d'autres domaine n'est pas en voie de solution. Par exemple la
production de déchets ménagers qui est déjà de l'ordre de 450 kg par an et par
habitant continue de croître de 2% par an.
La multiplication des usines de traitement des déchets solides non seulement ne
cherche pas à résoudre la production mais pose de nouveaux problèmes par
déplacement des types de pollution (dioxine).
De même les boues résiduelles des stations d'épuration posent de difficiles
problèmes d'épandage.
Tout ce passe comme si le recours aux solutions techniques en cherchant à
résoudre les effets masquait la recherche relative aux causes et comme si les
déchets avaient un statut de res nullius c'est à dire n'appartenant à personne
ou plus exactement un caractère de bien public pur dont la responsabilité et les
coûts incombent aux pouvoirs publics.
Un autre statut est concevable s'appuyant sur un principe de " propriété
négative " et ou chaque propriétaire successif est responsable des coûts
d'élimination et/ou de transfert par le recours aux mécanismes de marché.
" Le producteur de déchets est responsable de ses déchets. Cette responsabilité
découle du fait qu'il en est propriétaire tant qu'il n'y a pas abandon du droit
de propriété ", ce principe posé par la loi du 15 juillet 1975 est trop souvent
battu en brèche par absence de sanction et intervention des pouvoirs publics.
Certaines expériences s'inspirent d'ailleurs de ces principes. En Allemagne par
exemple dans certaines communes le ramassage des ordures ménagères est assorti
d'une taxe fonction du volume tandis que les grandes surfaces sont tenues de
mettre à dispositions des containers où les clients peuvent se débarrasser des
emballages pour lesquels ils n'entendent pas payer une taxe supplémentaire
d'enlèvement. On aboutit ainsi à une réduction progressive des emballages qui
constituent aujourd'hui l'essentiel des déchets ménagers. En Europe comme aux
Etats Unis on considère que le système " Pay-as-you -throw " constitue un bon
moyen pour diminuer les budget publics et les quantités de déchets.
De même le concept de "responsabilité élargie des producteurs" (REP) théorisé
par l'OCDE ouvre de nouvelles perspectives pour la maîtrise des flux de déchets
La multiplication des réglementations publiques aboutit trop souvent à aggraver
les problèmes ainsi qu'en témoignent la situation de l'élevage porcin en
Bretagne et aux Pays-Bas où les autorisations administratives et les subventions
sont la cause d'une importante pollution des eaux de surface et souterraine et
même du littoral.
Par ailleurs le non respect des droits de propriété (non indemnisation des moins
values foncières et des nuisances) des riverains des installations de
traitements des déchets entraîne des surcoûts et des conflits (NIMBY) et une
mauvaise localisation des installations de traitement des déchets.
On peut dire que face à la marée montante des déchets les solutions
réglementaires sont nécessaires mais insuffisantes et que, comme pour les autres
ressources environnementales, il faut trouver les outils économiques et
institutions juridiques permettant d'échapper à la " Tragedy of the Commons"
consubstantielle au libre accès et/ou à une tarification inférieure aux coûts.
La conférence s'attachera donc à analyser à partir de considérations théoriques
mais aussi des expériences réussies quels pourraient être les outils et les
institutions pour une gestion durable des déchets au 21ème siècle.
À la différence des multiples conférences qui depuis une quinzaine d'années se
succèdent de par le monde sur le thème des déchets notre démarche sera à la fois
limitée, pragmatique et prospective dans la mesure où les acteurs de base
(associations, élus locaux, opérateurs…) seront présents et actifs au même titre
que les décideurs publics (élus locaux et fonctionnaires).
· Sur le plan théorique on recherchera les concepts juridiques et économiques
susceptibles d'assurer une gestion efficace des déchets. Cette réflexion sera
confrontée aux expériences réussies de gestion des déchets s'appuyant sur les
droits de propriété fondant la responsabilité et les instruments économiques
développant les incitations.
" La responsabilité environnementale peut être définie comme l'instrument par
lequel celui qui occasionne une atteinte à l'environnement (le pollueur) est
amené à payer pour remédier aux dommages qu'il a causés. La responsabilité n'est
efficace que lorsqu'il est possible d'identifier le pollueur, de quantifier les
dommages et d'établir un lien de causalité. " (Livre blanc de la Commission
Européenne du 9 février 2000).
· Sur le plan pratique la participation des acteurs de base (industriels,
opérateurs, élus locaux…) et la présentation d'études de cas permettront de
proposer des solutions opérationnelles dans un cadre conceptuel renouvelé (telle
l'écologie industrielle dans une perspective historique)
Domaine concerné
On ne prendra en compte que les déchets solides y compris les boues des stations
d'épuration et les lisiers.
- Déchets ménagers et assimilés
- Déchets industriels
- Déchets dangereux
- Déchets de chantiers
- Déchets d'emballages
- Déchets radioactifs
- Déchets automobiles
- Déchets organiques et boues
- Déchets électroniques
- Autres : huiles, farines animales, palettes…
Les déchets abandonnés dans certains milieux difficilement accessibles (océans,
haute montagne, espace…) feront l'objet d'une réflexion spécifique.
Résultats
Les actes de cette conférence seront publiés en français et si possible en
anglais. La collection s'enrichira ainsi d'un cinquième volume ouvrant la voie à
de nouveaux concepts et de nouvelles solutions.
Rapport
Général (Henri Lamotte)
La
cinquième conférence internationale « Droits de propriété, économie et
environnement » s’inscrit dans la problématique des quatre précédentes
conférences, celle de la contribution des droits de propriété et des instruments
économiques à la protection de l’environnement. Le thème retenu cette année, les
déchets, s’est révélé particulièrement judicieux pour illustrer cette
problématique. La rédaction d’un rapport général constitue inévitablement un
exercice réducteur. Il est toujours difficile de refléter en quelques pages la
diversité des thèmes abordés, la multiplicité des approches et la richesse des
débats. Néanmoins, je crois que l’on peut tirer de cette conférence deux
principaux enseignements : d’une part, les politiques publiques de gestion des
déchets ont enregistré d’importantes limites ; d’autre part, un recours accru
aux instruments économiques apparaît sans doute aujourd’hui nécessaire en
trouvant la bonne combinaison d’instruments adaptée aux conditions locales.
*
I – Les
politiques publiques de gestion des déchets ont enregistré d’importantes
limites : confrontés à des enjeux environnementaux croissants, elles ont surtout
répondu par la fixation de contraintes réglementaires accrues fixant des
objectifs quantitatifs sans véritable justification socio-économique.
A. Des enjeux environnementaux croissants.
1. Dans
tous les pays industrialisés, la quantité de déchets par habitant augmente avec
le niveau de vie.
En France
par exemple, la quantité de déchets par habitant a augmenté de 1.1 % par an
durant les années 1990. Elle est ainsi passée de 512 kg par habitant en 1993 à
552 kg en 2000, même si ce niveau reste notablement inférieur à celui enregistré
aux Etats-Unis (760 kg par habitant).
2. Les
effets externes engendrés par la production des déchets sont multiples mais ils
restent très mal évalués.
Aux
effets négatifs sur l’environnement engendrés par la production de déchets
(contribution à l’effet de serre, pollution des eaux et des sols, pollution
atmosphérique) s’ajoutent d’importantes nuisances (visuelles, olfactives,
sonores) pour les riverains (ou « désaménités » environnementales) qui
engendrent par exemple une baisse de la valeur du foncier.
Toutefois, il apparaît que ces effets externes restent assez mal évalués. Il
existe dans le domaine des déchets d’importants retards dans l’évaluation des
effets externes. Une étude réalisée conjointement par Coopers et le CSERGE[1]
est souvent citée mais elle ne prend pas en compte les désaménités et ses
résultats ont été fortement critiqués lors de la conférence par une des ses
anciens commanditaires de la Commission européenne, L. Kraemer.
B. face à ces enjeux environnementaux, les politiques publiques
ont surtout répondu par des contraintes réglementaires croissantes en fixant des
objectifs quantitatifs contraignants sans véritable justification
socioéconomique.
Ainsi
depuis une vingtaine d’années, on a assisté à un empilement de contraintes
réglementaires nationales et communautaires (7 à 8 directives) sur la gestion
des déchets.
Celles-ci
ont fixé des objectifs quantitatifs contraignants sans véritable justification
socioéconomique et ne tenant pas compte de la diversité de la situation des
Etats membres.
La
directive de 1994 sur la gestion des emballages ménagers constitue une bonne
illustration de cette démarche. En France, la loi de 1992 fixait comme objectif
l’interdiction à horizon 2012 de la mise en décharge des déchets autres
qu’ultimes. Certes, la loi rappelle opportunément qu’un déchet ultime est un
déchet qui ne peut plus être traité « dans les conditions techniques et
économiques du moment ». On sait toutefois que cette loi a été interprétée comme
une loi « anti-décharge » et les collectivités locales ont considéré que les
déchets ultimes étaient constitués par les résidus d’incinération. Cette
interprétation de la loi a eu pour conséquence une recrudescence des usines
d’incinération dans les plans départementaux de gestion des déchets.
Il faudra
attendre une circulaire de 1998 pour rappeler que la notion de déchet ultime ne
se réduit pas au résidu d’incinération mais doit tenir compte des spécificités
propres à chaque territoire. Pour autant, la circulaire de 1998 poursuit et
amplifie la tendance consistant à privilégier des objectifs quantitatifs en
fixant un objectif national de recyclage de 50 % pour les déchets municipaux.
Durant
les trois jours de cette conférence, certains intervenants ont mis en lumière
les mythes du recyclage planifié dont les surcoûts directs sont rarement
justifiés sur le plan environnemental.
Ces
politiques ont contribué inévitablement à l’augmentation considérable des coûts
de traitement des déchets. En France par exemple, les coûts ont augmenté de près
de 5 % par an durant les années 1990.
II
– Dans ce contexte, un recours accru aux instruments économiques apparaît sans
doute aujourd’hui nécessaire en trouvant la bonne combinaison d’instruments
adaptée aux conditions locales.
A. Un recours accru aux instruments économiques paraît
nécessaire pour infléchir les comportements.
Deux
objectifs pourraient être assignés à des politiques publiques rénovées :
infléchir la croissance des déchets produits d’une part, infléchir la
répartition entre les différentes filières de traitement en intégrant les coûts
externes environnementaux d’autre part.
Quel doit
être dans ce cadre le rôle assigné aux instruments économiques ? Deux approches
de leur rôle sont naturellement envisageables. La première approche est
exclusivement tarifaire : le recours à la tarification vise à infléchir les
comportements par une modification des prix relatifs qui se substituerait aux
objectifs quantitatifs. La seconde approche au contraire repose sur le maintien
des objectifs quantitatifs et les instruments économiques constituent simplement
le moyen de les atteindre au moindre coût.
Comme
l’ont montré de nombreux intervenants, les problèmes abondent.
1. En ce
qui concerne la réduction à la source de la quantité de déchets produite, à quel
niveau faut-il intervenir, en amont au niveau du producteur ou en aval au niveau
du consommateur ?
Mathieu
Glachant a présenté de façon tout à fait convaincante une tarification mixte
dans lequel les deux types de tarification, au niveau du producteur et au niveau
du consommateur, sont complémentaires. Au niveau des producteurs, les
contributions versées aux sociétés agrées – Eco-emballages, Adelphe – dans la
cdre de la responsabilité élargie des producteurs (REP) seraient accrues afin
d’inciter les producteurs à réduire la quantité d’emballage utilisée. Au niveau
des consommateurs, le mode financement du service public de collecte et de
traitement des déchets ménagers serait modifié afin d’inciter également les
ménages à réduire les quantités des déchets produites. En France, la mise en
place d’une tarification plus incitative suppose que les collectivités locales
privilégient la Redevance d’enlèvement des ordures ménagères (REOM) dont
l’assiette serait modifiée pour tenir compte de la quantité de déchets au
détriment de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). En effet, la
TEOM, qui est une taxe additionnelle à la taxe foncière, assise sur la valeur
locative des biens, n’a aucun effet incitatif et introduit de surcroît une
grande opacité dans le financement du service public.
Les
débats ont été particulièrement nourris sur ce sujet pendant les trois jours de
la conférence. Ils ont montré que les difficultés techniques le plus souvent
invoquées à l’encontre d’une tarification incitative de type « pay as you throw »
n‘étaient sans doute pas insurmontables. Il existe, en effet, une multiplicité
de solutions techniques pour introduire une tarification incitative , ce qui
permet vraisemblablement de s’adapter aux conditions locales. La tarification
peut en effet reposer sur les bacs (pesée embarquée, volume des bacs, nombre de
bacs présentés), sur les sacs (sacs prépayés, étiquettes …), sur les conteneurs
(conteneurs à accès payant). Certes, la tarification en aval de type « pay as
you throw » présente inévitablement des risques d’effets pervers (décharge et/ou
incinérations sauvages) mais ces comportements restent marginaux et, en tout
état de cause, les inconvénients d’une tarification incitative doivent être mis
en regard de ses avantages.
La
tarification incitative existe dans de nombreux pays. En 2004, elle est devenue
généralisée en Belgique (en Flandres et en Wallonie) par le recours aux sacs
payants ou aux conteneurs à puce.
Au total,
taxation en amont sur les produits et tarification incitative en aval
constituent des instruments complémentaires et doivent être utilisés de façon
coordonnée en évitant les risques de surtaxation.
2. En ce
qui concerne le rôle de instruments économiques pour infléchir le choix des
agents entre les différentes filières de traitement des déchets, ceux-ci doivent
s’appuyer une évaluation correcte des effets externes des différentes filières.
L’un des
instruments approprié peut être la taxe de mise en décharge qui doit être fixée
à un niveau approprié ; il convient en effet de ne pas taxer les externalités
négatives au-delà du dommage engendré. Ainsi, la taxe de mise en décharge
devrait être en principe modulée géographiquement pour tenir compte de l’ampleur
des effets externes qui varient avec les conditions locales (cf.infra). De même,
les tarifs de rachat des produits valorisables des différentes filières de
traitement des déchets doivent être fixés au niveau des prix de marché, majorés
des seuls effets externes engendrés par cette valorisation et pas au-delà, le
paiement de cette majoration pouvant être financé par le produit des redevances
incitatives par exemple.
Une
nouvelle fois, la tarification des différentes filières de traitement des
déchets peut avoir comme objectif soit de substituer aux objectifs quantitatifs
fixés par le planificateur social, soit de constituer le moyen d’atteindre ces
mêmes objectifs quantitatifs au moindre coût.
On peut
considérer par exemple que la priorité donnée dans les politiques publiques aux
objectifs quantitatifs en termes de valorisation tant au niveau national qu’au
niveau communautaire pourrait inciter à réfléchir à l’utilisation de permis
négociables. Ce type d’instruments constitue en effet un moyen intéressant pour
atteindre des objectifs quantitatifs au moindre coût. Plusieurs intervenants se
sont exprimés en ce sens durant la conférence.
B. En tout état de cause, il serait également souhaitable que
la politique des déchets soit définie au niveau local.
Deux
justifications principales à une approche locale des politiques de gestion des
déchets semblent émerger de la conférence.
1. Les
effets externes – atteintes à l’environnement et désaménités – sont
essentiellement locales, contribution à l’effet de serre mise à part.
2. Il
existe en outre une grande variabilité des conditions géologiques, hydrologiques
et économiques. Les coûts de collecte et de traitement des déchets varient de ce
fait d’une collectivité à l’autre.
Dans ces
conditions, le niveau adapté pour la définition et la mise en œuvre des
politiques de gestion des déchets paraît être le niveau local (intercommunal en
France par exemple). Les politiques nationales et a fortiori communautaires
doivent par conséquent laisser aux acteurs locaux des libertés d’action
suffisantes pour adapter les actions menées aux conditions locales.
C. Les obstacles au développement des instruments économiques :
retour la situation française.
Les
obstacles sont de nature à la fois politique et administrative.
1. En
premier lieu, on peut considérer qu’il est à peu près clair qu’il existe une
préférence manifeste des pouvoirs politiques pour les objectifs quantitatifs,
clairs et facilement appropriables par les citoyens et les acteurs locaux. Ils
peuvent d’ailleurs aisément se transformer en slogans comme le montre les thèmes
du « zéro décharge » puis du « tout recyclage ». Il sera toujours plus difficile
de défendre le rôle de la tarification, surtout dans un pays comme la France où
la culture économique n’est pas très partagée.
2. Au
delà des contraintes politiques, il existe également des obstacles d’ordre
administratif.
En France
par exemple, le faible recours à une redevance incitative (ou REOM) et la
priorité donnée à la taxation forfaitaire (budget général et TEOM) ne s’explique
pas uniquement par des difficultés d’ordre pratique ou les craintes d’effets
pervers mais également par le mode de recouvrement différencié des deux
instruments. La REOM est recouverte par les collectivités locales qui supportent
le coût de non recouvrement et donc le risque financier. Au contraire, la TEOM
est recouverte par les services de l’Etat (le Trésor public) qui garantit le
produit voté par les collectivités locales, moyennant un surcoût de 8 % qui est
reporté sur les contribuables. Celles-ci ne supportent donc aucun risque
financier. Cette asymétrie dans le mode de recouvrement et dans le risque
financier constitue par conséquent une incitation extrêmement forte pour les
collectivités locales à privilégier la taxation forfaitaire plutôt que la
tarification incitative.
Si l’on
souhaite développer la tarification incitative du service public de collecte et
de traitement des déchets municipaux, il serait sans doute souhaitable
d’envisager de supprimer ce biais désincitatif.
Parallèlement, un autre obstacle administratif pourrait être levé, celui qui
établit une exclusion mutuelle entre la nature juridique du service public de
collecte et de traitement des déchets municipaux et son mode financement.
Lorsqu’il s’agit d’un service public administratif, celui-ci ne peut être
financé que par le budget général ou par la TEOM ; lorsqu’il s’agit d’un service
public industriel et commercial (SPIC), il ne peut être financé que par la REOM.
Il serait donc souhaitable de décloisonner le mo de financement du service
public en permettant un financement mixte combinant par exemple, contribution du
budget général, REOM, contribution amont des producteurs.
3. Enfin,
il serait souhaitable de lever un obstacle d’ordre économique ou informationnel
en mettant à disposition des acteurs locaux pour la réalisation des études
d’impact des évaluations à peu près consensuelles des effets externes.
En France,
dans le domaine des infrastructures de transports, les pouvoirs publics
disposent d’évaluations tutélaires des effets externes contenues dans le rapport
Boiteux (2001). Il n’en est pas de même dans le domaine des déchets. Durant la
conférence, le débats ont bien montré que l’évaluation des effets externes –
atteintes à l’environnement et nuisances ou désaménités – était beaucoup plus
complexe du fait de la variabilité des situations locales. Il serait par
conséquent souhaitable que les pouvoirs publics suscitent les études nécessaires
à une meilleure évaluation des effets externes afin d’aboutir à un guide
d’évaluation susceptible d’être utilisée par les acteurs locaux.
A cette
fin, trois types d’efforts devraient être entrepris : i) augmenter le nombre
d’études locales afin d’améliorer la fiabilité des valeurs, ii) mutualiser les
connaissances pour ne pas multiplier les études de base, iii) constituer à terme
des valeurs économiques de référence utilisables par les décideurs
*
En
conclusion, ces trois jours de débat ont montré que beaucoup reste à faire dans
les pays industrialisés pour gérer les déchets dans une perspective économique
et environnementale plus respectueuse du développement durable. On peut mettre
en avant trois axes de réflexion : i) mettre en place une tarification
incitative et/ou des échanges de droits en s’inspirant des expériences
étrangères ; ii) privilégier sans doute l’échelon local dans la définition et la
mise en œuvre de la politique des déchets afin d’améliorer son adaptation aux
conditions locales ; iii) lever les obstacles juridiques et administratifs
freinant l’optimisation des politiques publiques : rôle du Trésor public, mode
financement du service public de collecte et de traitement des déchets
municipaux …
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Parution d'un article
dans la revue Environnement et Technique sur la conférence
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Les Actes De La Conférence "Les Déchets"
est le livre du mois
dans la lettre mensuelle d'ELO (European
Landowners Organisation)
Comité de Parrainage
Sous le haut patronage de
SERGE LEPELTIER Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable
HERVE GAYMARD Ministre de l'Agriculture
WALTER SCHWIMMER Secrétaire Général du Conseil de l'Europe
Membres :
Serge Antoine, Président, Comité 21
Elizabeth Brubaker, Président Probe Canada
Dominique Bureau, Directeur, Ministère de l'Ecologie et Développement Durable
Jean-Paul Chirouze, Directeur, Agence de l'Eau RMC
Jean-François Colomer, Président, Société de Agriculteurs de France
Fritz Flanderka, Président, Duales System Deutschland
Karl Grotenfelt, Président, European Landowners Organisation
Jean Noël Guérini, Président Conseil Général des Bouches du Rhône
Eric Guillon, Président, Eco-Emballages
Maryse Joissains, Député-maire, Président de la Communauté du Pays d'Aix en
Provence
Ludwig Kraemer, Commission Européenne
Brice Lalonde, Ancien ministre de l'Environnement
Jean Laporte, Président Pollutec
Yves Lebars, Président ANDRA
Corinne Lepage, Ancien ministre de l'Environnement
Michèle Pappalardo, Président l'ADEME
Bernard Peignot, Avocat au Conseil d'Etat
Jacques Pelissard, Président Association des Maires de France
Bernard Rousseau, Président France Nature Environnement
Kenneth Ruffing, Directeur OCDE
Jean François Saglio, Président d'honneur de l'IFEN
Fred Smith, Competitive Enterprise Institute
Pierre Ténière-Buchot, Banque Mondiale
Gérard Trouvé, Directeur Ministère de l'Ecologie et Développement Durable
Bruce Yandle, Clemson University
Groupe de réflexion et intervenants
ARNOLD Olivier, Ministère de l'Ecologie et Développement
Durable
AVON Michel, High Tech Environnement
BAHRI Meriem, Ecole Mohamedia des Ingénieurs (Maroc)
BATE Roger, American Enterprise Institute (Washington)
BARBIER Rémi, CEMAGREF-ENGEES
BAUDRY Rachel, ADEME
BELTRAME Pierre, Université Aix-Marseille
BERTOLINI Gérard, CNRS Lyon
BOISSERY Pierre, Agence de l'Eau
BOULAN Michel, Communauté du Pays d'Aix
BUCLET Nicolas, Université de Troyes
BUREAU Dominique, Ministère de l'Ecologie et Développement Durable
BENJAMIN Carl, PERC (USA)
CASAS PARDO José, Université de Valence (Esp.)
CECCALDI Jean-Hubert, Université Aix-Marseille
CENTI Jean-Pierre, Doyen de la Faculté d'Economie Appliquée, Aix en Provence
CHAMOUX Jean-Pierre, consultant international
CHARLEZ Annie, Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
CHASSY (de) Christian, Expert International
COLOMER Jean-François, Société Française des Agriculteurs.
COMBY Joseph, Etudes Foncières
CONSANI Gérard, Communauté du pays d'Aix
CONTANT Olivier, Eco-Emballages
DAVIGO Jacques Ingénieur Général du GREF
DE ALESSI Michael, Reason Foundation, San Francisco
DESROCHERS Pierre, University of Toronto
DUPARAY Guillaume, Association des Maires de France
ELSEN Liliane, France Nature Environnement
ESCAILLE (de l') Thierry, European Landowners Association
FALQUE Max, Délégué Général
FEDRIGO Doreen, Waste Watch, Grande Bretagne
FIORE Karine, Doctorante CAE,
FLANDERKA Fritz, Duales System Deutschland
GARRIGUES Dominique, Président de l'Institut Européen pour la Gestion Raisonnée
de l'Environnement
GAUDIN Thomas, ADEME
GIRARD Ronan, European Landowners Association
GLACHANT Mathieu, Ecoles de Mines de Paris
GUILHOU Marie-Josephe, Ministère de l'Agriculture
HANNEQUART Jean-Pierre, Institut Bruxellois Gestion Environnement
KINNAMAN Thomas, Bucknell University (USA)
KRAEMER Ludwig, Commission Européenne
KROMAREK Pascale, Total
LALONDE Brice, Ancien Ministre
LAMOTTE Henri, Ministère des Finances
LAMULLE-BRUN Valérie, Université d'Aix Marseille
LAVOILLOTTE Marie-Pierre, Université de Bourgogne
LAVOUX Thierry, IFEN
LE BOZEC André, CEMAGREF-Rennes
LEBARS Yves, ANDRA
LEGER Marc, Commissariat à l'Energie Atomique
LELOURD Philippe, Commissariat au Plan
LEPAGE Corinne, Ancien Ministre
LEPAGE Henri, Parlement Européen
MAIRESSE-FIORUCCI Sophie, Université Aix Marseille
MIRAN Patrice, Plan Bleu
MITRA Barun, Liberty Institute, New Delhi
MORRIS Julian, International Policy Network (UK)
NOURY Dominique, Agence de l'Eau RMC
PEIGNOT Bernard, Avocat au Conseil d'Etat
PELISSARD Jacques, Association des Maires de France
PELLEGRINI Roger, Environnement et Technique
PEZENNEC Didier, Commissariat à l' Energie Atomique
RENARD Vincent, Laboratoire d'Econométrie, Ecole Polytechnique
REVEL Alain, Ingénieur Général du GREF, INRA
RISSER Rémy, Ministère de l'Ecologie et Développement Durable.
RUFFING Kenneth, OCDE
SAGLIO Jean-François, Ingénieur Général des Mines
SANDBERG Audun, International Association for the Study of Common Property
SLOAN Joe, Sloan Company, USA
TENIERE-BUCHOT Pierre-Frédéric, Banque Mondiale
VANDERSTRICHT Christoph, Price Waterhouse Coopers, Belgique
VALLON Marie-Caroline, Conseil régional PACA
ORGANISMES ASSOCIES
Agence Nationale pour les Déchets Radioactifs (ANDRA)
Agences de l'Eau
ADEME
Association des Maires de France
Commission Européenne
Commissariat à l'Energie Atomique (CEA)
Communauté du Pays d'Aix (CPA)
CEMAGREF
Competitive Enterprise Institute (Washington)
Conseil de l'Europe
Conseil Général des Bouches du Rhône
Country Landowners Association (GB)
Duales System Deutschland
Eco-Emballages
Environment Probe (Canada)
Environnement et Techniques
European Landowners Organisation (Bruxelles)
Faculté d'Economie Appliquée Aix Marseille
France Nature Environnement
Fundacion para el Analisis y los Estudios Sociales (FAES, Madrid)
Institut Bruxellois de Gestion de l'Environnement
Institut Economique de Montréal
Institute of Economic Affairs (Londres)
International Association for the Study of Common Property
International Policy Network
HighTech Environnement
Liberty Institute India
Ministère de l'Agriculture et de la Pêche
Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable
OCDE/ OECD
Plan Bleu
PME France
Political Economy Research Center (USA)
Probe Environment Canada
Reason Public Policy Institute, San Francisco
Région Provence Alpes Côte d'Azur
Rotary-Club International district 1760
Total
Université d'Aix-Marseille
Ville d'Aix en Provence
Waste Watch (UK)
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